• Je te reconnais tristement vieille douleur que je croyais pouvoir oublier.
    Celle du temps passé, et du train morne de cette ancienne habitude blessée.
    Je revis dans ce cris de détresse inutile et futile d'une angoisse puérile.
    Comme le miroir de ce qui fut je me regarde tant changer et toujours essouffler.
    Mes cauchemars me dévoilent la vérité, si j'oubliais ça me manquerait,
    Et pourtant de cette envi de pleurer je suis l'esclave au point de chanter,
    De revivre comme jamais... comme jamais, mais toujours avec une touche de regret:
    La douceur du monde imaginaire, des nuages blancs et de la poussière de fée.
    Ce monde qu'il me semble avoir quitté tant je crois l'avoir déjà vu et aimer.
    Me serais je trompée ? Y a t'il seulement un sens ? Une voie ? Une volupté ?
    Le silence et l'eau salée se mêlent, les sentiments et la lucidité se démêlent.
    A craindre d'avancer je ne peux plus parler ni rêver, tel un papillon dans une toile d'araignée.
    Et je regarde le ciel, on ne sait jamais s'il va pleuvoir, grêler, ou si le soleil va briller.

     

     


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    Lumière d'automne aux ombres hautes et glacées,
    Feuilles dorées qui réchauffent les souvenirs des cheminées.
    Du ciel si bleu qui fait joliment rêver à un monde parfait
    Les nuages de leurs doux gris attristent et fascinent l'étranger.
    Chut ! murmure du vent qui fait danser les feuilles enchantées.
    Odeur de résine, tintement de cloche, tourbillon, chant des fées.
    La nature fait frissonner pour mieux nous embrasser de sa beauté.
    Un souffle d'espoir nous fait aimer dans un silence glacé qui fait pleurer.
    Les yeux perdus dans l'immensité ils regrettent les beautés passées.
    Comme une douce nostalgie qui nous rappelle que cet ancien instant ailé,
    Il s'est envolé, là bas, très loin, car comme le pissenlit on n'a pas su le garder.
    La beauté fait penser tristement à tout ce qu'on aurait put aimer au doux passé.
    Les feuilles tournent, tournent, tournent, comme si elles essayaient de nous expliquer,
    Tout ce que l'on aurait pu conserver si seulement notre main avait été fermé.
    Comment ne pas perdre la tête ? Il vaut mieux fermer les yeux et de cette beauté se détourner.
    Les vagues de l'océan rappellent ces courbes de la fille fleur que l'on a tant sut aimer.
    Le pourpre, le fauve, le souvenir bigarade reflètent le soleil pour venir, dans une gifle, nous frapper.
    Se détourner pour oublier, car on a pas su juste écouter la folie douce de la jeunesse éveillée.
    Quand on avait alors vingt ans, on pensait ne jamais rien pouvoir regretter pour toujours avancer,
    Mais aujourd'hui, le temps s'est écoulé, l'hiver approchent et les fleurs sont fanées,
    Alors la vieillesse se tourne et se demande ce qui a bien put se passer pour laissé tant passer.
    La mort, ombre éternelle, arrive sans regret ni hésitation, et la vie est si fragile et effrayée.
    Hésitante, pleurante, enivrante, pensée. Ils n'ont pas sut préférer ces instants d'absurdités.
    Et alors que le temps est une pierre immuable, on se dit qu'on ne peut rien y changer.
    Pour lors, dans un soupir mêlé au vent, on se courbe et on respire sous son cache nez.
    Le soleil se perd derrière les toits, et elle songe en revivant ce qui aurait put se dérouler.

     

    Et la jeunesse, là bas, sotte de feuille en feuille en se jurant de ne jamais rien regretter.
    Remettant certaines choses au futur, pour ne pas trop y penser et pour du rêve tout en conserver.
    Comme une statue de cristal, on n'ose à peine y toucher, et on sourit à ce que l'on aurait put aimer.

     

    On voudrait tout recommencer car on aurait jamais songé que le temps si vite pouvait filer.

     

     

     

     

    De moa 


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  •  Un petit texte que j'ai écrit pour Halloween.

     

     

     

     

    Je me nomme Allan, je vécu longtemps à Enéolis, la plus grande cité qu'il m'ai été donné de voir de mon vivant. Mais à l'age de 7ans mon père a prit le parti de déménager pour des histoires de commerce en rapport avec son travail que je n'ai jamais cherché à comprendre précisément.
    Nous nous installâmes dans une ville plus petite mais avec environs cinquante mille habitants il me semble. C'était un nouveau carrefour à exploiter d'après mon paternel, une nouvelle cité venait de naitre de l'autre coté des montagnes, et nous nous trouvions devant le seul chemin fréquentable qui permettait les échanges.
    Nous étions au pied des montagnes alors que de l'autre coté un marécage peut sympathique faisait froid dans le dos, beaucoup de rumeur courait à son sujet et il était interdit de nous y rendre.
    Le chemin unique, comme une fine route, était la mine au merveille, et c'est vrai que notre famille y fit fortune, mais l'argent est parfois gagné en échange de grands tourments.

    Les montagnes gigantesques plongeaient cette nouvelle ville, Cibaline, dans l'ombre jusqu'à la moitié de l'aprés midi, puis le soir, très tôt c'était les nuages du volcan plus loin à l'Est, qui étouffait l'astre chaud.
    Il y faisait toujours humide et froid, les neiges fondues des sommets descendaient les flancs de montagne pour rejoindre le marécage boueux. Les hivers on y mourrait de froid et de soif, la glace était si dure, que nous ne pouvions ni la casser ni le faire fondre dehors. Mais en réalité ce ne fut rien comparé à l'obscurité qui tomba sur cette ville et sur mon âme.
    A mes 9ans un ogre vint prendre maison non loin, et de nombreux enfants furent dévorer, il nous fut interdit de sortir pendant plusieurs mois. C'est ainsi que commença la chute de Cibaline.
    C'est à partir de ce moment qu'ils commencèrent. Les rires et les sanglots.
    Ils raisonnaient dans toute la ville, inlassablement. Ils venaient de partout et de nulle part à la fois.
    Les rires et les sanglots.
    Personne n'aurait sut dire quels étaient les plus macabres.
    Plus personne dans la ville n'arrivaient à dormir, tout devint plus lent, les gens devinrent les ombres d'eux même comme la montagne nous obscurcissait notre sol.
    Puis, vinrent les rats, et avec les rats, la mort noire. Avec la peste, ce fut les cadavres, la pourriture, la mort, l'odeur. Et la peur. Il faisait froid, tellement froid. Les rues étaient vides, tout était gris sous ce soleil qui n'apparaissait jamais. Les nuages gris de l'hiver cachaient le bleu du ciel. Et les montagnes comme le volcan rendaient nos journées plus sombres que la nuit, comme maudite par la lumière rouge du feu volcanique au loin.
    Mon père qui était devenu riche refusait de partir, en voulant toujours plus.
    Ma mère tomba malade, et mourut. Mon dernier souvenir d'elle... étendu sur son lit puant, la chair à vif. Personne n'avait le droit de rentrer dans la pièce, et elle n'eut pas droit à un enterrement descend. On fit bruler toute la pièce et la maison.

    Toute les nuits, le rire dément raisonnait comme un glas. 
    Il refusait de laisser les morts en paix brisant le silence froid de nos cœurs et de nos âmes.
    Les pleurs, faisaient éclater en sanglots les plus faibles, et rendaient fous les plus forts.
    Nous ne pouvions jamais nous reposer, car le cri de la déesse folle nous rappelait toutes nos souffrances.
    La ville était à moitié déserté, entre ceux qui étaient partis, et ceux qui étaient morts.
    Mon père restait enfermé dans son bureau, il passait son temps à compter, deux longues poches grises tranchaient son visage en trois, ses yeux s'étaient enfoncés dans son crane et ses cheveux gris tombaient grassement sur ses épaules.
    La vie n'était plus.

    Il n'y avait que ce rire.
    Ce rire que j'écoutais à longueur de temps.
    Je ne faisais plus rien d'autre que l'écouter.
    Il raisonnaient dans les rues glacées et dans mon cœur mort.
    Je passais mon temps à l'écouter, comme une chanson qui représentait les seules choses que je connaissais ici bas.
    L'ennui et la tristesse.
    Pourtant, je ne sais à partir de quand, ni comment.
    Ce rire me sembla doucement la seule source de vie dans ce monde gris et sans âme.
    Les années étaient passées, et j'avais le sentiment d'être mort des centaines de fois.
    Mon corps étaient devenu celui d'un homme, alors que mon esprit était resté dans la même tourmente silencieuse.

    Les poissons vinrent à manquer, ils pourrissaient de l'intérieur. L'été les moustiques porteurs de cette nouvelle maladie nous empêchaient de sortir.
    Des guerres nous frolèrent, mais aucune ne prit la peine d'aller dans Cibaline la fantome nous libérer de notre prison. Elles nous avaient juste encore plus isolée en brulant les villages alentours.
    Parfois, lorsque je regardais pas la fenêtre ces rues sans saveurs et sans vie, je les imaginais en flamme. Que le spectacle aurait été beau... des couleurs, de la chaleur. Les gens pourraient sortir, ils crieraient et marcheraient. Il y aurait de la vie, même un court laps de temps avant d'être engloutie, mais si Cibaline étaient en feu elle vivrait.

    Et le rire raisonnait. Il était devenu mon seul compagnon.
    Ce rire doucement féminin, ces pleurs inhumains mais pourtant encore la seule chose qui nous rapprochait de notre condition car en ce temps là, nous ne pouvions plus rien ressentir.
    Les pleurs et les rires s'étaient atténués. Les visages étaient livides. Il n'y avait plus aucun désir, plus aucune croyance, plus rien.
    Mon père avait oublié l'argent, les yeux hagards, il ne faisait que regretter sa femme et sa décision passé de rester en ce lieu maudit, pourtant il n'avait plus la force de fuir, le regard dans le vide devant la cheminée éteinte.

    « Doux rire effrayant, es-tu l'ange de ma mort ? Vient me chercher, tu es cruel de me faire tant languir.
    Je t'attends !
    Ne pleure pas trop, ton rire est si beau. Venu des profondeurs de la terre il est l'âme joyeuse de cette abomination terrestre.
    Doux rire, je t'aime tant.
    Je n'ai que toi en ce monde, tu me berces. 
    Et je t'attends. »

    Je l'attendais, j'attendais ma libération, mon amour, la mort.
    Puis une nuit un changement me réveilla.
    Mes rires et mes pleurs étaient différents, venaient ils enfin me chercher ?
    Fou de joie je me levai pour enfiler un peignoir.
    Les pieds nus j'avançais dans le froid glacial de l'hiver, mais la mort qui allait m'emporter j'en étais sur, repousserait cette douleur. 
    J'avançais à sa rencontre, je ne voulais plus attendre.
    Le rire raisonnait. Plus proche que jamais pourtant. Je l'entendais. Il n'était plus partout, il était vers la grande place.
    J'avançais, je rampais sur la glace. Les yeux grands ouverts et la bave au menton.
    La mort, les rires, mes pleurs.
    J'arrivais enfin, elle était toute proche. Juste là. Pas loin. Je l'entendais comme si elle était à coté de moi, elle allait bientôt me saisir et me libérer.
    Mon ouïe me mena jusqu'à l'ancien puits. Bouché par d'épaisse planches de chêne je me rappelais lorsque enfant on l'avait bouché car il ne donnait plus d'eau, c'était peu de temps après le passage de l'ogre.
    Le rire venait d'en dessous. Et c'est sans même réfléchir que je pris une pioche et que je passai la moitié de la nuit à arracher une de ces planches. Je voulais mourir, et rien ne m'en empêcherais.

    La fermeture du puits fut éclaté. Je tombais à genoux, l'attendant.
    Enfin, ma récompense. Ma douce mort.
    Des doigts écorchés surgirent s'accrochant sur le bord de pierre froide.
    Mon cœur s'excita. Bientôt.
    Les ongles étaient presque arrachés, certains rentraient sous la peau rouge de sang.
    La mort était là.
    Puis une autre main vint se joindre à l'autre, puis des cheveux blond et un corps nu apparurent à sa suite.
    Je ne puis exprimer ce qui se passa alors en moi.
    La mort m'excita d'une nouvelle façon que je ne connaissais pas.
    Plus belle que les statue de déesse, il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait bien de celle que j'attendais, plus belle et plus douce que la vie. Ses grands yeux innocents me fixaient tandis que le sang semblait la baigner comme une auréole macabre qui faisait contraste à la glace blanche qui faisait le monde des vivants.
    Pourtant... ce visage ne m'était pas inconnu... Nous restâmes longtemps là, à nous regarder. Sans que je ne puis faire preuve d'intelligence, le cerveau gelé par ma propre folie.

    Et alors que j'attendais là mort, je reconnus se visage.
    Celui d'une enfant qui avait disparut et qui était passé pour la victime du monstre des années plus tôt.
    Avant que le puits ne soit refermé, ce même puits qui était relié à l'ancien système d'eau de la ville par un nombre incalculable de petits tuyaux qui parcourait toute la ville le traversant en de nombreuses minuscules ouvertures auxquelles on ne faisait plus attention. L'eau du puits et la vie qu'il avaient engendré, avaient-ils suffi à faire survivre une enfant ? Qui d'après mes souvenirs ne savaient pas parler...

    Jamais je n'eus ressentit une telle horreur, une telle révolte déchirait par une réalité trop immonde pour que je n'arrive à l'accepter.
    Je n'osais prononcer cette réalité en parole ou en mot, l'horreur d'une telle découverte sembla m'écraser. Mes poumons refusèrent l'oxygène.
    Et lorsque pour la première fois de mon existence je ressentis quelque chose, mon cœur fut traversé d'une douleur intense qui me fit sourire dans un élan de folie et dans un espoir d'appel à l'aide. Pourtant, rien n'aurait su me sauver.

    Je la regardai... ma Cibaline.

     


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