Le temps vieilli notre corps,
Les blessures vieillissent notre cœur.
Dommage,
Dommage que les Hommes oublient ce qu'il y a de plus précieux,
Dommage que les Hommes oublient leurs rêves
Pour s'enfoncer dans la banalité de sentiments tous semblables,
Des sentiments que l'on accepte éphémères et sécuritaires.
Oui, vraiment, c'est triste.
Je regarde le monde, je regarde les gens, j'écoute mes semblables
Et j'ai peur,
Peur de leur aveuglément.
Ils ne veulent plus que voir la réalité des choses,
Être concret et raisonnable.
Lorsque nous sommes encore enfant ; dans le cœur nous sentons.
Nous sentons qu'il y a quelque chose d'autre.
Nous touchons la magie et nous lui faisons l'amour
De la manière la plus pure qui soit.
Nous fermons les yeux, et les lumières irisées nous embrassent
Alors nous croyons en tout,
Nous croyons à l'essentiel, nous croyons en ces choses que les adultes ne voient pas,
Nous connaissons l'amour le plus pur et nous le protégeons.
Et puis l'on grandit. On n'ose plus aimer, s'abandonner.
Et puis, on ne croit plus en toutes ces choses,
Il y a les sciences, les raisons, les points de vue, les croyances,
Ce que l'on appèle la réalité.
Moi j'appellerais plutôt ça les choses matérielles à notre monde.
Pourquoi ? Pourquoi les adultes ferment t'ils les yeux ?
Pourquoi renient t'ils l'évidence que nous avons toujours sut dans le cœur de l'univers ;
Ce que notre cœur nous a toujours criait ?
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Pourquoi personne ne voit plus rien ?
Pourquoi même les enfants ne s'intéressent plus qu'à l'apparence des choses de notre monde ?
Il y a quelque chose, tout autour de nous, dans nous,
Il y a de l'amour, de la confiance, de la pureté et de la sincérité,
Tout est là, il suffirait de savoir le conserver et l'accepter,
Ici, sur ce petit bout de papier à la fois objet et abstrait,
Moi, je dis, que je vois ce que vous ne voyez pas...
(Texte de moi)